Résidences territoriales

À l’invitation et avec le soutien de structures artistiques, culturelles, éducatives, hospitalières ou encore de Collectivités territoriales, nous construisons des projets artistiques et culturels de longue haleine.

Monplaisir

Accueillie en résidence de juin 2014 à Juillet 2016 par la Paperie en « fil rouge » du projet « Les Génies du Lieu », KMK a posé ses valises dans le quartier Monplaisir à Angers (49).

Ailleurs à… projet de territoire et processus de création, s’est donc décliné dans ce quartier riche de 10 000 habitants et de plus de quarante nationalités.

Année 1 : se laisser traverser Année 2 : habiter Année 3 : laisser une trace.

Les fruits de cette résidence au long court ont été présentés du 14 au 17 juillet 2016, lors du Festival des Promenades :
une Collection de 5 Promenades taillée sur mesure, dessinant une cartographie poétique du quartier,
le film Ailleurs à… Monplaisir, sur les traces du banc à roulettes,
un portrait photographique du quartier,
une collection de carte postales,
un jeu de tampons encreurs à l’image des pour construire ses cartes de promenades,
une installation sonore Forêt de voix,
un Parcours au lever du jour.

La phase de transmission de la création a eu lieu au dernier semestre 2016. De nombreux acteurs du quartier sont devenus relais de promenade et de cadratins éléments de la création (Film, cartes postales, tampons, photos) : Pôle Territorial, GREF, Bibliothèque de Monplaisir, Bibliothèque Toussaint, Association ATLAS, Association des Habitants de Monplaisir, Angers Ville d’Art et d’Histoire...

Dourdan

À la rentrée 2017, les lycées Sarcey et Kastler ont fusionné pour former une seule et même entité : le lycée Nikola Tesla. Cette unification va engendrer de profondes transformations tant au niveau du fonctionnement que de l’aménagement des espaces. Une période de travaux a commencé et s’étalera sur plusieurs années. Cette mutation d’importance nous a conduit, équipe artistique et équipe pédagogique – pour cette troisième et ultime année de résidence – à choisir un thème commun et fédérateur : la métamorphose. Cette thématique devait déborder et prolonger le champ d’intervention des artistes car il concernait et traversait autant les matières littéraires, les sciences humaines, la philosophie, que le sport ou les sciences. Il s’agissait aussi de mettre en relation la transformation du lieu, avec les changements individuels, intimes et profonds qui touchent les élèves au cours des trois années qui séparent leur entrée en seconde de leur départ du lycée, après l’épreuve initiatique et ritualisée du baccalauréat.
La finalisation de la résidence a donné lieu à un parcours reliant les deux lycées, utilisant à la fois des espaces intérieurs et extérieurs dont la perception a été modifiée par des installations visuelles, sonores ou par des scènes jouées ou dansées par les élèves.

Un travail préalable a eu lieu avec l’équipe des professeurs participant à la résidence entre octobre et décembre pour définir ensemble les orientations et les modalités de travail.
Lancement de la résidence : Premières interventions auprès des élèves en janvier 2018, avec une présence de l’équipe artistique régulière jusqu’à la Semaine des Cultures. Installation du Bureau des Métamorphoses, matérialisée par un « chantier artistique » de KMK, dans le hall vitré et très visible de l’auditorium, (peintures au blanc de Meudon, meubles customisés, palissades rouges permettant l’affichage du travail en cours). Cela permettait de surprendre et de rencontrer plus largement les élèves du lycée.
La visibilité du Bureau des Métamorphoses s’est étendue du mois de janvier au 31 mai 2018 (réunion bilan). Le Bureau des Métamorphoses a été activé par la compagnie chaque semaine. Les artistes de la compagnie sont intervenus ensemble sur des temps forts, mais séparément ou en duo selon les classes et les disciplines. Les professeurs ont fait avancer le projet en dehors des présences des artistes. La coordination du projet était un élément particulièrement important. Une partie de la coordination du projet a été assurée par Françoise Guénot – professeur nouvellement retraitée et ayant participé à la mise en œuvre des deux précédentes années de résidence – et l’autre par la compagnie.

Voulx

Qu’est-ce qu’il y a juste après ? est une expérimentation sensible autour de l’attente et des différentes formes que celle-ci peut prendre.

Nous attendons au milieu des autres qui attendent.

Comment le temps travaille-t-il en nous, comment s’agitent nos pensées, que se passe-t-il dans le corps pendant l’attente ? Au sein d’un groupe d’inconnus, dans un lieu public ou un espace dédié, comment l’attente des uns devient-elle spectacle pour les autres ? Entre installation et performance, ce projet met en jeu la création sonore, la vidéo et la danse. Nous partons d’une mise en perspective quotidienne de l’attente pour glisser petit à petit vers une question plus métaphysique, liée à notre condition d’être humain.