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Sixième cadre

Dans l’après-midi, Monsieur Bop nettoyait les abords de l’escalier, à l’arrière du dancing, qui mène au plateau de scène. La porte était ouverte. Une équipe de techniciens installait du matériel pour la prochaine soirée. Parmi les allées et venues il reconnut la silhouette qui avait enjambé la grille le matin. L’homme portait un jean et des Nyke. Il donnait des ordres. Tout le monde s’activait. L’homme en jean demanda qu’on lui passe un morceau de musique pour régler la balance. Il fit un signe pour qu’on change le morceau. On l’entendit demander : « mets-moi Joy, de Hayes ! ». Une voix répondit : « Ok, j’te mets le 2, c’est parti ! ». On entendit I Love You That’s All .

Un type un peu balaize s’approcha de l’homme en jean et celui-ci fouilla dans son blouzon. Il lui tendit une enveloppe. Le type la glissa dans sa poche en lui échangeant discrètement quelque chose qu’il tenait dans sa main et repartit.

Au même moment, Bop vit deux filles avancer dans l’allée. Elles passèrent devant lui sans le voir et gravirent l’escalier. Elles s’arrêtèrent dans l’encadrure de la porte. Quelqu’un s’approcha et après quelques mots submergés par les décibels appela à l’intérieur de la salle. Ce fut l’homme au blue-jean qui s’approcha d’elles. Ils se présentèrent. C’était lui, Pablo X, dit encore Pab’X, un DJ un peu connu, qui avait mixé dans des boîtes à Ibiza. Il cherchait des danseuses qui bougent bien sur ses mixes et qui soient très sexy. Celles-là lui plaisaient. Elles s’appelaient Nölde et Lina. Et Lina lui tapait dans l’oeil.

© Raymond Blard

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