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Mercredi 10 septembre 2003

Mercredi 10 septembre

« Assis dans l’herbe, je mange mon deuxième poème en silence. »

C’est ainsi que tout a commencé. Par cette petite phrase énigmatique, la dernière d’un texte trouvé dans le village. Certains racontent qu’il était arrivé dans une bouteille, le texte, porté par une Garonne engrossée, et qu’il s’était échoué là, sur la berge, comme une promesse de changement. Eh ! Con ! Qué changement ? Qu’est-ce que quelques mots peuvent changer à la vie d’un village de neuf cent habitants traversé depuis le début des temps par la même rivière ? Rien ! Absolument rien !
Si ce n’est qu’ils n’étaient pas venus seuls, ces mots.
Depuis ce matin de pluie tant attendue, ils s’affairaient à d’étranges besognes. Certains d’entre-nous savaient qu’ils allaient venir, mais depuis le temps… Eh bien ! Ils étaient là, et ils n’étaient pas venus les mains vides. On dit même qu’ils amenaient du rêve. Du rêve ? Tu rigoles !

© Jean-Luc Letellier

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