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Jeudi 18 septembre 2003

Jeudi, 18 septembre 2003

Je me suis rappelé des paroles confiées par un amoureux de la Garonne « … elle reflète l’esprit des gens, elle coule avant, en même temps et après toi, ce n’est pas un fleuve, c’est un état d’être… » et j’ai voulu en savoir plus. J’ai voulu savoir où elle naissait. Car à la différence de nous, la question n’est pas « quand » mais « où ». Le temps est un fleuve lui aussi.
Et j’ai découvert un mystère, un vrai mystère : personne ne dit la même chose quant à l’endroit où elle sort de la terre pour devenir « La Garonne ». Et pour en avoir le cœur net, je suis parti là-haut, en Espagne, dans la vallée d’Aran pour la voir naître de mes yeux.
Arrivé tout en haut, il y avait un tout petit ruisseau clair comme des yeux d’enfants, qui se faufilait entre les herbes rares. J’étais bien avancé ! C’était là, c’était plus haut, plus loin ? Personne à qui le demander. Sauf des chevaux en liberté. Au moment où je n’y croyais plus, j’ai entendu une voix. Elle semblait venir d’un grand cheval noir, le chef du troupeau. Mais il ne parlait ni en Français, ni en Espagnol et pourtant je le comprenais !

© Jean-Luc Letellier

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